
Bien rédiger pour le web, stratégie de contenu pour améliorer son référencement naturel : un livre d’Isabelle Canivet
Après un passage par le petit format de « l’écrit web« , retour à un plus gros morceau avec les plus de 400 pages de « bien rédiger pour le web ». Et des pages de plus grand format ! Vous l’avez compris, il ne s’agit pas d’un ouvrage qu’on lit d’une traite.
Qui est Isabelle Canivet ?
Isabelle Canivet – Bourgaux est éditrice du site Action Rédaction et fondatrice de la société Action-redaction.com SA. Comme indiqué sur son site, elle propose essentiellement des prestations de conseil et de formation dans le domaine du contenu web, le tout avec une orientation référencement naturel. Tout comme votre serviteur, il est possible de faire appel à elle pour auditer son site web.
Elle est également l’auteur de deux autres livres, que je n’ai personnellement pas lus :
- Référencement Mobile : Web analytics & stratégie de contenu
- La stratégie de contenu en pratique : 30 outils passés au crible (coécrit avec Jean-Marc Hardy)
(liens affiliés)
Mon avis sur le livre « Bien rédiger pour le web »
N’ayons pas peur des mots : c’est un livre de référence dans le monde de la rédaction web.
Les conseils sont non seulement nombreux et fiables mais tout est expliqué très clairement et illustré par de nombreux cas pratiques et autres captures d’écran.
Rédiger ne s’improvise pas, sur internet comme ailleurs. Si vous êtes un débutant en matière d’écriture pour le web, c’est le genre de livres que vous allez refermer en ayant la sensation – justifiée – d’avoir énormément appris. Et vous vous direz que les choses vous semblent beaucoup plus claires ! La quantité d’informations que vous allez assimiler est néanmoins telle qu’il vous faudra le conserver à portée de main pour vous y référer régulièrement.
En somme, le contenu du livre est très riche mais aussi très bien structuré, organisé : on n’en attendait pas moins d’une spécialiste en architecture de l’information 😉
Une autre qualité de ce guide est qu’il ne se contente pas de vous dire comment bien rédiger, très loin de là. Il incorpore cet aspect dans une problématique plus globale de communication et d’image de marque. De marketing, en somme – hé oui sur internet, au fond, tout est marketing !
Isabelle Canivet consacre ainsi un passage aux images. Dans les livres « concurrents », celles-ci sont souvent traitées sous l’angle de l’attribut « alt », ces mots-clés attribués à chacune d’entre elles. Ici l’auteur vous explique, dans un paragraphe justement intitulé « le graphisme au service du contenu », comment le choix des photos, leur qualité ou encore leur nombre ne doivent pas êtres dus au hasard.
A noter que l’auteur a fait le choix de n’aborder le référencement que dans le dernier tiers du livre, ce qui ne paraît pas très pertinent pour Olivier Duffez, un expert français du SEO. Le modeste consultant SEO que je suis pense au contraire que compte-tenu de la cible et de la logique de cet ouvrage, c’est dans l’ordre des choses 🙂
Côté bémol, on relève quelques points qui étaient valables au moment de la publication de l’ouvrage mais qui ne le sont plus de nos jours, notamment en raison des profonds changements que Google a mis en place dans son algorithme. Il nous est dit, par exemple, que le choix des mots-clés au sein des url est important – sans toutefois affirmer que c’est un point crucial. Disons pour faire court que ce n’est plus un constat valable. De même, on lit un peu plus loin :
Le placement des mots-clés dans le nom de domaine ne suffit pas à lui seul à améliorer la visibilité dans les moteurs de recherche. Néanmoins, un nom de domaine qui comprend des mots-clés de l’activité a un certain avantage si le contenu des pages contient également ces mots-clés et si son architecture permet aux robots de la trouver.
En 2013, le simple fait de placer des mots-clés dans son nom de domaine n’a en lui-même aucun impact positif en terme de SEO. Pire même, ce que l’on nomme l’ « exact match domain », c’est-à-dire le fait d’avoir un nom de domaine du type www.acheter-une-voiture.com, est souvent synonyme de sanction sur la requête en question. La meilleure solution : lorsque vous vous attelez au choix d’un nom de domaine, pensez internautes, réfléchissez clients et lecteurs, mais surtout, oubliez Google !
3ème édition en octobre 2013
Mais si je vous parle de ce livre aujourd’hui, c’est justement parce que j’ai appris qu’une troisième édition de « bien rédiger pour le web » sortira en octobre 2013. Compte-tenu de la qualité de l’ensemble, je me fais peu de souci. Ces point seront immanquablement corrigés.
Si vous vous souciez réellement du contenu de votre site et que vous voulez savoir comment bien rédiger pour l’alimenter, je vous recommande donc chaudement la lecture de « Bien rédiger pour le web, stratégie de contenu pour améliorer son référencement naturel.«